Écrivez en arabe avec les signes du Coran : les 28 lettres, les harakat, l'alif wasla, les signes de pause, les repères ۞ ۩, les parenthèses ornées ﴿ ﴾ et les caractères ﷺ ﷲ. Touchez une touche, puis copiez votre texte ou une formule comme la basmala, avec ou sans voyelles.
Touchez un signe pour l'insérer : son nom et son rôle s'affichent ici.
Pour réciter, imprimer ou publier un passage du Coran, ne le retapez pas. Copiez-le depuis un mushaf vérifié, par exemple le texte numérique du Complexe du roi Fahd pour l'impression du Noble Coran, à Médine : une seule voyelle déplacée peut changer un mot.
Ce clavier est fait pour le reste : une courte citation dans un message, des notes d'étude ou de tajwid, une invocation, une formule de politesse, un signe à copier-coller. Votre texte reste dans votre navigateur : il n'est envoyé à aucun serveur, et le brouillon est gardé sur cet appareil jusqu'à ce que vous l'effaciez.
Un mushaf imprimé contient des signes qu'un clavier arabe ordinaire ne propose pas : des marques de pause au-dessus des mots, des repères de division et de petites lettres qui guident la lecture. Le tableau suit les conventions du mushaf de Médine (lecture de Ḥafṣ d'après ʿĀṣim), l'édition la plus diffusée aujourd'hui. D'autres éditions, comme les mushafs du sous-continent indien ou ceux en lecture Warch courants au Maghreb, emploient en partie d'autres signes : en cas de doute, fiez-vous aux explications imprimées à la fin de votre exemplaire.
| Signe | Nom arabe | Nom français | Rôle | Copier |
|---|---|---|---|---|
| Signes de pause (waqf) | ||||
| ـۘ | الوقف اللازم (م) | Pause obligatoire | Il faut s'arrêter ici : enchaîner pourrait fausser le sens. | |
| ـۙ | الوقف الممنوع (لا) | Pas de pause | On ne s'arrête pas à cet endroit ; si le souffle manque, on reprend un peu plus haut. | |
| ـۚ | الوقف الجائز (ج) | Pause permise | S'arrêter ou continuer se valent. | |
| ـۖ | الوصل أولى (صلى) | Mieux vaut continuer | La pause est permise, mais il est préférable d'enchaîner. | |
| ـۗ | الوقف أولى (قلى) | Mieux vaut s'arrêter | Enchaîner est permis, mais il est préférable de s'arrêter. | |
| ـۛ | تعانق الوقف (المعانقة) | Pauses jumelées | Le signe apparaît deux fois, à quelques mots d'écart : si l'on s'arrête au premier endroit, on ne s'arrête pas au second, et inversement. | |
| ـۜ | السكتة (س) | Sakta | Très courte pause sans reprendre son souffle, puis on poursuit. | |
| Repères du texte | ||||
| | نهاية الآية | Fin de verset | Rosace qui clôt chaque verset et porte son numéro. | |
| ﴿ ﴾ | قوسان مزخرفان | Parenthèses ornées | Encadrent une citation du Coran dans un texte courant, ou un numéro de verset. | |
| ۞ | ربع الحزب | Quart de hizb | Marque le début de chaque quart de hizb ; le Coran compte 60 hizb. | |
| ۩ | السجدة | Prosternation | Signale un verset à la lecture duquel on se prosterne (sajda de la récitation). | |
| Lecture et orthographe | ||||
| ٱ | همزة الوصل | Alif wasla | Alif de liaison : il se prononce quand on commence par ce mot et reste muet dans l'enchaînement. | |
| ـٰ | الألف الخنجرية | Alif suscrit | Un « â » long qui se prononce mais que le tracé ancien n'écrit pas avec la lettre alif, comme dans الرَّحْمَٰن. | |
| ـٓ | المدّ | Madda | Voyelle longue à prolonger au-delà de sa durée normale. | |
| ـۡ | رأس الخاء (السكون) | Soukoun coranique | Petite tête de khâ' sans point : la lettre ne porte pas de voyelle et se prononce distinctement. | |
| ـࣰ ـࣱ ـࣲ | التنوين المتتابع | Tanwin décalé | Les deux signes du tanwin sont décalés au lieu d'être superposés : le « n » final se fond dans la lettre suivante ou s'atténue (idghâm, ikhfâ'). | |
| ـۢ ـۭ | الميم الصغيرة (الإقلاب) | Petit mîm | Iqlâb : devant un bâ', le « n » d'un noûn sans voyelle ou d'un tanwin se prononce « m ». | |
| ـ۟ | الصفر المستدير | Petit zéro rond | La lettre est écrite mais ne se prononce jamais. | |
| ـ۠ | الصفر المستطيل | Petit zéro allongé | Sur un alif : il se prononce si l'on s'arrête sur le mot, pas si l'on enchaîne, comme dans أَنَا۠. | |
| ۥ ۦ | الواو الصغيرة والياء الصغيرة | Petit wâw, petit yâ' | Après le pronom ـه : la voyelle se prolonge en « hoû » ou en « hî ». | |
| ـۧ ـۨ | الياء والنون الصغيرتان | Petit yâ' et petit noûn suscrits | Lettre absente du tracé ancien, mais qui se prononce. | |
| ـ۪ | الإمالة | Imâla | Losange vide sous la lettre : le « a » s'incline vers « é ». Un seul mot est concerné dans la lecture de Ḥafṣ. | |
| ـ۫ | الإشمام | Ichmâm | Losange vide au-dessus de la lettre : on arrondit les lèvres sans émettre de son. | |
| ـ۬ | التسهيل | Tas-hîl | Point plein au-dessus d'une hamza : elle s'adoucit, à mi-chemin entre la hamza et l'alif. | |
Les signes de pause, les petites lettres suscrites et les voyelles sont des caractères « combinants » : ils se posent sur la lettre qui précède. Écrivez donc d'abord la lettre, puis le signe. Dans le tableau, ils sont montrés sur un trait d'allongement pour rester lisibles.
Pour numéroter un verset, deux écritures existent. Le signe de fin de verset suivi du numéro en chiffres arabes orientaux est la forme prévue par Unicode : avec une police coranique, le numéro vient se loger dans la rosace ; ailleurs, il s'affiche juste à côté. Le numéro entre parenthèses ornées, lui, s'affiche correctement partout. Les chiffres ٠ ١ ٢ ٣ se trouvent dans l'onglet « Lettres » ; la page chiffres arabes les explique.
La basmala, بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ, ouvre toutes les sourates du Coran sauf la neuvième. Elle s'écrit en quatre mots, avec deux particularités : le mot اسم (« nom ») y perd son alif, et le « â » de الرَّحْمَٰن se note par un alif suscrit et non par la lettre alif. Sans voyelles, on écrit simplement بسم الله الرحمن الرحيم.
Les formules ci-dessous sont entièrement vocalisées. « Copier » garde les harakat, utiles pour apprendre ou pour un texte soigné ; « Sans harakat » donne la forme courante, celle des messages et des réseaux sociaux. Dans le clavier, l'onglet « Formules » insère les mêmes textes à l'endroit du curseur.
جَزَاكَ اللَّهُ خَيْرًا et بَارَكَ اللَّهُ فِيكَ s'adressent à un homme. Pour une femme, la voyelle du pronom devient une kasra : جَزَاكِ, فِيكِ. Sans harakat, les deux formes s'écrivent de la même façon.
Ces signes ne sont pas des images : ce sont des caractères Unicode à part entière, rangés dans le bloc des « formes de présentation arabes ». Chacun compte pour un seul caractère et se copie, se colle ou s'efface comme une lettre, dans WhatsApp, Word, Instagram ou un e-mail.
| Caractère | Code | En toutes lettres | Usage | Copier |
|---|---|---|---|---|
| ﷺ | U+FDFA | صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ | Après le nom du Prophète : « Que la prière et la paix de Dieu soient sur lui ». | |
| ﷻ | U+FDFB | جَلَّ جَلَالُهُ | Après le nom de Dieu : « Que Sa majesté soit exaltée ». | |
| ﷲ | U+FDF2 | اللَّه | Le nom « Allah » en un seul caractère. | |
| ﷽ | U+FDFD | بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ | La basmala entière en un seul caractère. |
Leur dessin dépend de la police de l'appareil qui les affiche : le même caractère peut paraître calligraphié sur un téléphone et très simple sur un autre. La basmala en un caractère fait tenir quatre mots dans la place d'un seul : à la taille normale du texte, elle est souvent minuscule. Et si l'appareil du destinataire ne connaît pas le caractère, il affichera un carré vide.
Pour un titre, une affiche ou un document important, préférez donc la forme écrite en toutes lettres, ou créez une image avec l'outil de calligraphie arabe : le bouton « Aperçu en calligraphie » y envoie la première ligne de votre texte.
Ouvrez l'onglet « Harakat » : écrivez la lettre, puis touchez la voyelle, qui vient se poser dessus. Pour une lettre doublée, mettez d'abord la chadda, puis la voyelle : رَبِّ. Le tanwin fatha se place sur la lettre qui précède l'alif final : خَيْرًا. L'alif suscrit et la madda se posent de la même façon, et la touche d'effacement retire un signe à la fois, sans toucher à la lettre.
Pour vocaliser lettre par lettre un texte déjà écrit, ou pour retirer toutes les voyelles d'un texte collé, utilisez le clavier arabe avec harakat. Et si vous ne connaissez pas encore la place des lettres, le clavier arabe phonétique de la page d'accueil transforme « salam » en سلام : écrivez-y votre texte, puis reprenez-le ici avec le bouton « Importer du clavier phonétique », qui apparaît au-dessus de la zone de texte, pour ajouter les signes coraniques. L'alphabet arabe présente chaque lettre et ses formes.
Touchez ﷺ dans l'onglet « Formules » du clavier, puis « Copier le texte », et collez-le où vous voulez. C'est un caractère Unicode unique (U+FDFA) qui se lit صلى الله عليه وسلم : il se colle comme une lettre dans WhatsApp, Word ou Instagram.
Bismillah s'écrit بسم الله, et la basmala complète بسم الله الرحمن الرحيم, soit avec les voyelles بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ. Il existe aussi un caractère unique, ﷽ (U+FDFD), qui contient toute la formule.
Ce sont surtout des signes de pause. Dans le mushaf de Médine, ـۘ impose l'arrêt, ـۙ l'interdit, ـۚ le permet, ـۖ indique qu'il vaut mieux continuer et ـۗ qu'il vaut mieux s'arrêter. Les trois points ـۛ vont par paires : si l'on s'arrête à l'un des deux endroits, on ne s'arrête pas à l'autre.
Pour une courte citation ou une note d'étude, oui : placez-la entre les parenthèses ornées ﴿ ﴾ et ajoutez le numéro du verset. Pour réciter, imprimer ou publier, copiez plutôt le texte depuis un mushaf vérifié, comme celui du Complexe du roi Fahd à Médine, au lieu de le retaper.
Parce que la police de l'appareil ne contient pas ces caractères. Ils sont pourtant bien copiés : le destinataire les verra si son appareil les connaît. Dans le doute, écrivez la formule en toutes lettres.